9
Site du crime > Muzzix > 9

En 2001, le premier festival du Crime est créé. Il s’agit au départ de donner une dynamique événementielle au travail de création et de diffusion régulièrement mis en œuvre par le Crime. Devant le succès de cette entreprise, modeste au départ, l’expérience est renouvelée chaque année. La démarche est axée sur des principes de découverte et de création autour de musiques quasi-absentes des scènes du nord de la France : la musique contemporaine, l’improvisation libre, les musiques expérimentales. L’association Circum part du même constat quand, en juin 2001, elle crée son propre festival. L’idée est de mettre en place une dynamique de diffusion et de création autour du jazz contemporain sur la métropole lilloise et la région, où un vide est ressenti en la matière. Le « Circum Festival » se veut la pierre d’angle des activités du collectif basées essentiellement, comme le Crime, sur la création et la rencontre des musiques.

Allant plus loin dans l’esprit d’ouverture, d’expérimentation et de confrontation des musiques, le festival Muzzix voit le jour en janvier 2005, associant désormais le Crime et Circum. L’objectif est clair : créer et développer des liens dans la diversité des musiques défendues par les deux collectifs. La richesse des esthétiques musicales représentées dans la programmation fait évoluer ce festival dans une unité musicale véritablement unique dans la région, profitant des expériences et des compétences de chaque collectif. En 2006, l’édition suivante propose un festival plus ambitieux : 10 jours de programmation musicale non-stop, des collaborations plus nombreuses avec d’autres structures de la métropole lilloise, une ouverture vers d’autres disciplines (cinéma, cuisine, arts plastiques) et vers d’autres générations (spectacle pour enfants, ateliers d’improvisation). Le nombre de jours de festival se réduit en 2007, la diversité étant toujours présente (poésie, danse, vidéo, performance), mais les spectateurs répondent d’autant plus à l’appel.


RSS 2.0 | Espace privé | merci spip